Théâtre de la Ville
Vanished Gestures, Living Traces: When the Past Meets the Present
La soirée sera rythmée par des interludes : respirations musicales jouée par Sogol Mirzaei, musicienne iranienne et lectures de textes jouées par la troupe du Théâtre de la Ville.
Avec :
Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.
Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.
Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.
Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société de Sorbonne Université et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville. Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville.
Au programme : trois fragments, trois expériences
#Fragment 1 - Graffitis de Pompéi : comment retracer un espace public ?
Avec Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.
Et
si les murs de Pompéi racontaient comment habitantes et habitants de
l’Antiquité pouvaient s’emparer d’un espace public ? Dans un couloir
reliant deux théâtres, des centaines de graffitis ont traversé près de
deux mille ans. Noms, messages d’amour, insultes, dessins et traces
accumulées font entendre des voix souvent absentes des récits officiels
et révèlent les habitudes, les déplacements et les imaginaires d’une
société romaine. Le projet Bruits de couloirs réunit
archéologie, histoire, histoire de l’art, langues anciennes et
technologies numériques. Avec l’artiste Javiera Hiault Echeverria, la
recherche passe par l’ expérience et la création : venez expérimenter la
puissance du sensible pour écouter ce que ces gestes passés ont à nous
dire.
#Fragment 2 - Patrimoine en danger, recherche empêchée
Avec Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.
Dans
les zones de conflit, le patrimoine matériel est menacé, mais les
recherches qui permettent de le comprendre le sont aussi. Guerres,
violences politiques, exil et difficultés d’accès au terrain risquent de
faire disparaître des pans entiers de l’histoire.
Créée en 2025, la cellule RePaZ
(Recherche et Patrimoine en Zones de crises) soutient les chercheuses
et les chercheurs travaillant sur les patrimoines en danger, d’abord au
Moyen-Orient et dans les régions voisines, du Soudan à l’Afghanistan.
Préserver le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les mémoires
et la diversité des regards sur le monde. Ce projet invite à réfléchir
aux moyens de documenter, transmettre et protéger ces histoires
fragilisées, tout en alertant les responsables politiques sur l’urgence
de soutenir la recherche.
#Fragment 3 - Transmettre le patrimoine : l'expérience du sensible
Avec Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.
Comment faire revivre des peintures rupestres vieilles de plusieurs milliers d’années ? Le projet PAS
(Patrimoine, Arts et Société) vous invite à découvrir le patrimoine de
la Namibie autrement, à la croisée de l’archéologie et de la danse.
Né
de la rencontre entre la Mission Archéologique en Namibie et la
compagnie de danse OYO, ce projet explore les traces laissées par les
sociétés humaines dans les paysages arides : peintures rupestres, abris
sous roche et sites géologiques. Les scientifiques étudient ces vestiges
pour mieux comprendre les modes de vie anciens et la manière dont les
populations se sont adaptées aux changements de leur environnement. Mais
ici, le patrimoine ne se regarde pas seulement : il se ressent. Par le
mouvement, le geste et le rythme, la danse donne une nouvelle vie aux
images anciennes et fait entendre leur lien avec les territoires.
Venez
découvrir comment la recherche et la création artistique peuvent se
rencontrer pour raconter autrement notre histoire et mieux comprendre
les relations entre les êtres humains et leur environnement.
More things to do in Paris
Discover upcoming shows, workshops and exhibitions in Paris.
All events in Paris →